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Le tatouage chez la femme berbere
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SUJET: Le tatouage chez la femme berbere
Le tatouage chez la femme berbere
le 18 Mars 2010 à 21:16
#390
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Le tatouage, symbole d'un érotisme suggéré dont les femmes berbères détiennent le secret depuis longtemps, est une esthétique où chaque trait, chaque cercle, chaque motif a son rôle. Sur le front, le tatouage rapproche les sourcils, les allonge et donne au regard une profondeur qui fait oublier les imperfections du visage. Quand il se prolonge du menton au cou, il dissimule les rides. Lorsqu'il se continue jusqu'à la naissance des seins ou au nombril, il suggère des voluptés cachées. Sur toute la face, il fait office d'un masque érotique.
Le tatouage, sujet à la mode et à l'évolution des goûts, pouvait également renseigner sur l'âge approximatif d'une femme. C'était le tatouage dans sa dimension esthétique. Cependant, à travers l'histoire, sa portée est allée plus loin que la recherche de la perfection physique et ou celle d'une arme de séduction. C'était aussi un signe d'identification à une tribu ou à un groupe social. Dans un Maroc métissé en raison des migrations et du nomadisme, les membres d'une tribu, voire d'une région, portaient des signes pour afficher leur appartenance, inscriptions que l'on retrouvait souvent aussi sur les bijoux ou encore les tapis. Mais, la différence qu'aujourd'hui, c'est qu'on choisit sa tribu, celle des tatoués. Et ces tatoués, qu'ils optent pour des signes maoris - les plus demandés par les hommes - ou des images figuratives, ont aujourd'hui cela en commun, ils ont tous besoin de crier haut et fort leur refus de rentrer dans un moule imposé par le corps social. Celui aussi, d'exiger le respect de leur individualité et la volonté de la préserver tout en vivant dans le groupe. Ce besoin peut traduire une souffrance psychologique, une crise identitaire. Séduction, tribalisme, mais aussi rébellion et douleur. Dans les années soixante, l'Occident, pourtant étranger à cette culture, l'a adoptée. La révolte de toute une génération en a usé pour exprimer son rejet de la "manière de vivre de l'après-guerre". Un moyen d'expiation, aujourd'hui encore. Les dizaines de clients qui défilent sous l'aiguille de Mohcine, et de ses rares confrères au Maroc, partagent ce même souci. Et ce, en l'absence d'autres vecteurs d'extériorisation de leurs frustrations. Ce ne serait peut-être pas faux de percevoir dans cet acte une forme de recherche de soi et de son identité profonde. même de la manière la plus inconsciente. Il n'est plus question de la finalité esthétique et séductrice de la géométrie des tatouages au henné, mais d'une expression visible de la douleur, aujourd'hui, comme dans le Maroc d'il y a des siècles. La matérialisation du drame sur soi par le tatouage a en effet été le propre de milliers de femmes berbères au temps de la résistance à la conquête arabo-musulmane. La femme qui venait de perdre son époux se tatouait le menton, d'une oreille à l'autre (redonnant naissance à la barbe du mari perdu, sur son propre visage), et celle qui assistait à l'emprisonnement de son mari immortalisait en forme d'anneaux sur ses poignets la douleur des mains ligotées (les menottes de l'humiliation de son homme). Elles se tatouaient aussi des anneaux au niveau des chevilles, faisant référence aux lourdes chaînes traînées par leurs maris, pris en guerre par l'ennemi. Le tatouage était un refus de l'autre, dans sa capacité de nuisance et de destruction. Ces pratiques ont perduré des siècles durant. Jusqu'à la moitié du siècle dernier, le tatouage définitif continuait d'être une marque d'appartenance tribale ou régionale. Ses autres expressions, la douleur notamment, avaient pratiquement disparu. Dans le Maroc musulman, c'était une mutilation, donc un péché. Pour pallier cette contrainte religieuse, les femmes lui ont substitué le henné |
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Re:Le tatouage chez la femme berbere
le 19 Mars 2010 à 07:55
#399
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Symboles et tatouages berbere Les symboles berbere, dessins, motifs et tatouages, provenaient des croyances pre-islamique influence plus tard par des modeles geometrique et ornements islamique. 1.L'olivier: Force en raison de son nom berbère azemmur, détourné du terme tazmat(force). 2. Blé: est associée à la vie (à cause de sa gaine) et la mort (à cause des graines qui tombent dans le sol). 3. Arbre: est lié à une vie facile, joie et fertilité. Il symbolise le centre du monde, entourés par des êtres, des objets et des esprits. Cela signifie aussi la vie (à cause des racines) et des connaissances (à cause des feuilles). 4 Graines: symbolisent la vie et la fertilite. 5. Marteau: pouvoir, forces naturelles et puissance créatrice. C'est un instrument très important pour le forgeron, car il lui permet de changer le fer dans des formes diverses. 6. Hache: un instrument tranchant qui représente la colère et la destruction, mais comme il attaque les forces du mal, c'est un symbole positif. il est également associée à la foudre et la pluie donc la fertilité. 7. Soleil: La vie, la puissance. C'est une source de vie, chaleur et lumière, mais pourrait aussi être une force du mal parce qu'elle fait secher les eaux et peut détruire les récoltes. 8. Lune: Associée à la féminité et représente le changement, la fécondité et le cycle perpétuel. Source : amel tafsout |
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Re:Le tatouage chez la femme berbere
le 19 Mars 2010 à 22:18
#409
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Salam o'aleykoum,
Tanmirtnoun pour ce sujet, je me suis toujours demandé ce que pouvais bien signifier ces tatouages. Salam. |
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