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tadminin /oumiyn nimazighen
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SUJET: tadminin /oumiyn nimazighen
Re:tadminin /oumiyn nimazighen
le 10 Août 2012 à 16:36
#8669
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afra nrebbi fllatoun ayat chleuhs.com mani kniswan iggoutawen uzzoum ??? hhhhh
awa ord soul isemd yan ighid wah m99ard l3ar ahyawi ??? nkki tlla dakh dari yat tadmint n Tigemmi n imnaden(Tigemmi n larya) Inker yan urgaz ar issali yat tgemmi ma gh ittezdagh, ig as imi s tama n ugharas ikkan tama n tgemmi. Yan wass izri ed yiwen urgaz d ugharas, yaf t id, ismuqqel g tgemmi da, yini yas i bab n tgemmi : "azul" irar ed bab n tgemmi :"azul"; yini yas: max is txwelit a tegt imi n tgemmi nnek s tesga n ugharas, kullu wan izrin ad as ed iban ugensu n tgemmi, lala ur tgi tad tawwuri. Max as ur tegt imi s tesga yann yâdni. Iswingem bab n tgemmi, yaf enn amnad (opinion) n urgaz ifulki, yadj imi da, isker wayyâd gh illi yas inna. Yiwen wass yâdni izri ed dagh yan yâdni yini yas: "max a yargaz is tnufelt ad tegt imi n tgemmi nnek s tesga yad? tafukt ur sar ak teffagh imi n tgemmi! ihêrm ak igiwer n imi n tgemmi g unebdu. Max ad ur tskert imi s tesga yann g illa umalu? IIswingem bab n tgemmi iban as dagh wad is ighwzân, ifel imi da isker wayyâd g illi yas inna. Mkan kaygat ass d mad ed izrin ifk as amnad nnes, yaf t in ifulki isker t, ayilli kullu yga tigemmi n ugherda. Yuhêl, itlef ur issin ma yeskar. Man imi ra yeqqen man wad ra yerzêm. Llig irmi, inker yadj akw tigemmi ad, iddu s yan udghar yâdni ar gis issali yiwt tgemmi tamaynut, ifel talli. Yan wass izri ed dagh yan urgaz yini yas ayelli yas nnan willi xef tgemmi taqburt: "hat imi yad ur ed yucki ghid gh t git"; isawel ed irar as ed: "ssefeld a flan, tigemmi yad hat tinew a tga, tigemmi n imnaden, rzêm allen nnek zêr tt in, hatt gh udghar ann yâdni" amawal : amnad "opinion" agharas = "chemin" agherdâ ="sourie" |
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Re:tadminin /oumiyn nimazighen
le 21 Août 2012 à 12:39
#8678
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azul ayt chleuhs.com manzakn ??? :O
OUNAMIR AYA MJNOUN Il était une fois un beau et jeune garçon nommé Ounamir.Intélligent il était et fréquentait assidumment l'école coranique du village. Le taleb, son Fquih, aimait le faire venir plus tôt que les autres élèves, avant l'heure de la 1ère prière pour travailler tranquillement. Mais voilà qu'Ounamir se met à arriver tard sans aucune explication.Il évite même le Taleb et ne s'interresse plus à ses études.Cette attitude se prolongeant, le Taleb convoque Ounamir. Celui-ci, gêné, ne sachant que dire, se tient debout devant le Fquih en dissimulant sa main dans sa Foukilla. " Que me caches sous ta foukilla?" Intrigué, le Taleb attrape la main d'Ounamir et la retourne. Il découvre, consterné, de fins dessins faits au Henné! Quelle deception pour le Taleb...Son meilleur élève délaisse ses études et perds ses nuits chez des filles de mauvaise vie...Ounamir pleure en silence. Il fini par avouer son innocence : chaque matin, en se réveillant, il trouve de nouveaux tatouages au Henné sur sa main. "Prépare une poignée de blé grillé (Irdn ourfanin), mon fils, allume ta lampe au coucher et place la au fond d'une jarre pour que sa lumière ne soit pas trop vive. Et veille, tout en grignotant Irdn ourfanin, tu verras ainsi celle qui te visite " Ounamir suit les conseils de son Taleb. Irdn qu'il grignote le maintiennent éveilléLa nuit s'avance, silencieuse... .. Soudain, dans un frémissement de Timlhaffin a peine perceptible, deux belles jeunes filles s'approchent de lui.La 1ère, belle comme Ayour, se penche pour saisir la main d'Ounamir et se met à la décorer avec du Henné que lui tend sa servante.Ounamir fait semblant de dormir. Mais que c'est difficile, la jeune fille est si belle qu'elle en éllumine la pièce. A peine a t elle fini, qu'Ounamir, prestement, retient cette main artiste et sort brutalement la lampe de la jarre. "Ne me tue pas", supplie la prisonnière dont le visage est encore plus beau dans la lumière vive. Ounamir, subjugué, la retient."Reste avec moi, tu seras mon épouse" La servante s'éloigne laissant sa maîtresse qui n'est autre que la Princesse, fille du roi des Djnouns. Jaloux de son trésor, Ounamir aménage pour son épouse une chambre secrète entourée de six autres pièces, afin que 7 portes l'isolent de l'extérieur.Il cahe soigneusement la clé pour que personne ne puisse découvrir son secret, surtout sa mère. La vie normale reprend son cours. Ounamir redevient l'élève assidu qu'il était. Mais après la mosquée, il se hate de retrouver sa bien aimée. Sa mère se doute de quelque chose... Elle est par ailleurs intriguée du fait que son fils lui demande chaque jour de préparer deux sortes de pain, l'un normal et l'autre sans sel, comme celui des Djnouns. Un jour qu'Ounamir est parti à cheval avec ses amis, sa vieille mère découvre par hasard dans la mangeoire du cheval, sous la paille, une clef brillante. Devinant que cette clef est celle de la maison de son fils, la vielle mère ouvre les 7 portes et se trouve soudain devant la prisonnière. Stupéfaite devant une telle beauté, elle se met à répéter "mon fils a bien de la chance..." "Tu regretteras ta curiosité, et ton fils avec toi" lui répond l'épouse" La vielle mère s'empresse de repartir en prenant bien soin de refermer les 7 portes et de remettre la clé à sa place. De retour, Ounamir est,comme d'habitude, impatient de retrouver sa Princesse.Pénétrant ds la 1ère pièce, il s'étonne de trouver le sol légèrement mouillé; dans la 2ième,les traces d'eau sont bien visibles; ds la 3ième, l'eau lui arrive à la cheville, dans la 4ième, elle arrive aux genoux. Pour traverser la 5ième pièce, l'eau lui arrive à la ceinture et ds la 6ième, il est mouillé jusqu'à la poitrine. En ouvrant la 7ième porte, il aperçoit sa femme, presque noyée par les flots de ses larmes qu'elle verse depuis la visite de sa belle- mère. "Ne me laisse pas mourir, ouvre vite cette fenêtre" lui crie-t-elle.Ounamir ouvre la fenêtre, elle s'y engouffre et s'envole. Tentant de la retenir, il n'attrape que sa bague."Si tu veux me voire, rejoins moi dans le ciel le plus élevé" et elle disparaît. Triste, affligé, Ounamir pleure sans cesse. Prosterné, accablé par le départ de sa Princesse bien aimée, il erre lamentablement, sans oser avouer son secret. Sa mère le croit même devenu muet. Pour le forcer à sortir du silence, la servante imagine une ruse.La voilà qui essaie de faire tenirune marmite en cuivre sur deux des trois pierres du foyer.A chaque tentative, la marmite tombe inmanquablement.Devant ces echecs, énervé, Ounamir ne peut se retenir et crie " mets donc la 3ième pierre, nigaude!" La servante triomphe de le voire sorti de son mutisme.Furieux de s'être laissé piégé, Ounamir monte sur la terrasse pour pleurer à son aise.Au dessus de lui, un immence corbeau (A3akaye)déploie ses ailes dans le ciel et tourne en rond. -" Mais qu'as tu donc pour pleurer, toi dont le beau visage ne s'accorde pas aux larmes?" -"Si mon visage ne méritait pas mes larmes, je ne pleurerais pas" répond Ounamir. Puis, lassé par les questions de A3akaye, il finit par lui raconter ses malheurs. -"Prends donc ton cheval,et vas trouver l'aigle (Elbaz) de la roche bleu, lui conseille le corbeau. Il n' y a que lui qui puisse t'aider, et il ne pourras pas te refuser si tu prends avec toi (Sa n Isslhamn) 7 burnouss, 7 turbans (Rzza) et une bonne provision de dattes et d'amandes." Ounamir enfourche son cheval et va à la recherche de l'aigle.Longue et pénible chevauchée qui l'emmène ds des régions désertiques, arides et rocailleuses. Au bout de sa longue route, il aperçoit enfin l'énorme rocher bleu de l'aigle. Elbaz est occupé à l'enseignement de ses 7 enfants réunis autour de lui. -" O toi l'aigle, qui vit sur le rocher bleu, toi dont la tour monte jusqu'au plus profond des ciels...", un petit de l'aigle entend la complainte d'Ounamir: -"Cette chançon, Papa, d'où vient - t- elle?" Pour réponse, le vieil aigle gifle son fils:"Il n'ya personne ici qui puisse chanter" Sous le coup, le petit dégringole du rocher.Ounamir s'empresse de le recueillir, lui rase le crâne, le revêt d'un burnouss et d'un turban, remplit son capuchon de dattes et d'amandes, et reprends sa complainte: -"O toi l'aigle du rocher bleu..." Un autre enfant de l'aigle entend la chanson et veut le faire remarquer à son père. Mais de nouveau, la gifle ne tarde pas. L'aiglon dégringole à son tour du rocher.Comme pour le 1er, Ounamir réussit à l'attraper, Ikrdass agayou, Ilssass Rzza douslham, I3mrass akkdam s louz d ikkayne (lui rase le crâne, l'habille ......) et reprend son refrain. C'est ainsi que les fils de l'aigle, giflés, les uns après les autres rejoignent Ounamir en bas du rocher et sont déguisés par ses soins.Resté seul sur le rocher, Elbaz entend enfin la voix d'Ounamir. Furieux, il crie: -"Qui chante donc ici, qu'il disparaisse par mes soins, lui ainsi que le sol qui le porte!" Le vieil aigle a beau chercher, il ne trouve pas Ounamir.Une fois calmé, il renonce à ses menaces: -"Ne crains plus, toi qui sait si bien te cacher,je te considérerai comme mon propre fils." Rassuré, Ounamir sort de sa cachette et explique sa conduite et les raisons de sa visite. -"Puisque tu as fait des cadeaux à mes enfants, je ne te dévorerai pas.Mais je ne puis faire grand'chose pour toi.Je suis bien vieuxpour te conduire aussi loin que tu me le demandes.Il faudrait que je m'entraîne d'abord. Alors tue ton cheval, retires-en 7 beaux morceaux de viande, partage le reste en 3 et remplis 7 poires à poudre de son sang. A ce moment-là, je pourrai t'aider." Tuer son cheval! C'en est trop pour Ounamir, dont la complainte s'élève, monotone: -"Comment pourrais-je tuer mon cheval, moi qui lui ai toujours donné bride et selle garnies d'or?..." Du ciel, une voix se fait entendre " Ounamir a yamjnoun, Rriss i wayisnik fkit i lbaz, Ö Ounamir, le possédé des esprits, égorge ton cheval et offre le à l'aigle..." Le cheval lui même reprend le refrain et pousse son maître à le sacrifier pour aller retrouver sa Princess bien aimée. Ounamir sacrifie son compagnon, prépare les 7 parts, les 7 poires à poudres remplies de sang tandis que le reste de la bête, il le découpe en 3 gros morceaux. L'aigle mange le 1er quartier; s'élevant un peu dans les airs, il secoue ses ailes pour les débarrasser de leurs vieilles plumes;elles tombent, abondantes, le laissant tout rajeuni par un nouveau plumage. Il mange alors la seconde portion, et d'un trait monte dans le ciel; pas encore assez fort, il n'atteint que le 5ème ciel.Il redescend et achève le 3ième morceau, et cette fois-ci , d'une seule tirée d'ailes, il parvient au 7ième ciel, le plus haut; celui du Royaume des Jnouns. Et c'est là que veut aller Ounamir. Son entraînement terminé, l'aigle prend Ounamir sur son dos. "Chaque fois que je te le demanderai, tu me donneras une part de viande et un flacon de sang" Ounamir s'agrippe sur le dos de l'aigle;et chaque fois que sa monture franchi un ciel, il tend viande et sang à l'aigle affamé et assoiffé.Tout se déroule bien...Soudain, ô malheur, en donnant le 6ième morceau de viande,Le dernier morceau échappe à Ounamir involontairement et tombe dans le vide. ...Honteux, Ounamir n'ose avouer sa maladresse.Pluôt que de voire echouer son projet,d'un coup de couteau il entaille la partie intérieure de son propre avant bras. Depuis Ounamir, tout homme gardera la trace de ce geste, puisque, c'est bien connu, il a un creux marqué à cet endroit précis... L'aigle surpris:"Quelle est donc cette viande si salée" et après l'explication d'Ounamir, "mais pourquoi tu me l'as pas dit?j'aurrai pu facilement rattraper le morceau" Ounamir est enfin arrivé au Royaume du Roi des Jnouns.Merveilles, beauté, jardins féeriques, sources claires...Un vrai paradis. Ounamir se promène ravi. Il se cache près du puits pour observer les jeunes filles qui viennent remplir leur cruche (Tagdourte). Caché ds un arbre dominant la source, son visage se reflète sur l'eau avec une grande précision, si bien que chacunes des servantes croit y découvrir son propre reflet."Comment, moi si belle et c'est à moi d'aller chercher l'eau alors que ma maîtresse se prélasse..." Furieuses, elles fracassent leur cruche, décidées à ne plus se laisser asservir... Ounamir reconnait parmi elles la servante de sa Princesse.Il descend de son perchoir et se fait reconnaître: "Va vite porter ta cruche à ta maîtresse, et recommande lui de la vider elle même." Ounamir y glisse sa bague en cachette. En découvrant la bague, quelle surprise pour la Princesse, fille des Rois des Jnouns! "Ounamir, mais comment a-t-il fait pour venir jusqu'ici?" Elle se précipite à la source pour retrouver Ounamir.Et grace à un stratagème, ils se retrouvent aux palais: caché au fond d'un pannier de luzerne. Il rejoint ainsi sa bien-aimée et se prépare à couler des jours heureux. Mais leur mariage secret ne peut plus durer. un fils leur naît, et chacun s'étonne de ne pas connaître le père. Ounamir, peu à peu s'identifie aux Jnouns, prend leurs us et coutumes et presque l'apparence. Un jour, passant à la Djemaa, il voit son fils bavardant avec des vieillards: -"Va donc vers ton père te faire raser le crâne" dit l'un des vieillards à l'enfant. Sans hésiter, l'enfant se dirige vers Ounamir, démontrant ainsi les liens qui les unissent. Désormais, Ounamir se voit accepté par tous, libre de faire ce que bon lui semble, de jouire sans entrave de son bonheur aux côtés se son épouse et de son fils. -"Mais ne soulève jamais cette pierre" lui recommande son épouse, en lui montrant une dalle sur le sol d'une des pièces du palais. Les mois passent. Arrive l'aîd el kébir. Pour la 1ière fois, depuis qu'il a quitté son village, Ounamir est envahi par une grande nostalgie et pense à sa vieille mère, veuve et qui n'avait que lui. Sa femme est en visite chez des amis; Ounamir erre dans l'immence palais envahi par le souvenirs des fêtes de l'Aîd de son enfance:les préparatifs, la tension précédant la fête, le mouton bien soigné avant le sacrifice, les habits neufs, la visite de la famille..., il se souvient de tout cela et de l'ambiance de cette journée si particulière. Et aujourd'hui, qui égorgera le mouton de sa mère? en aura -t- elle un, ou bien se contentera-t-elle d'une brebis ou d'une chèvre ou même d'un morceau charitable?.. Ounamir tourne en rond en proie à tant de questions, dans le palais désert et se retrouve subitement devant la fameuse dalle défendue, qu'il n'hésite pas à soulever. ô merveille, il découvre une petite fenêtre donnant exactement sur son village natal dont il distingue avec précision chaque détail.Voilà qu'il reconnait sa maison, et que voit il au milieu de sa cour? sa vieille mère,devenue aveugle à force de pleurer son unique fils,tenant le mouton et implorant: "mais qui donc viendra égorger mon mouton? je n'ai même pas de couteau." Les gens passent. Voilà même que quelqu'un lui échange son gros mouton contre un maigre mouton..., puis une chèvre, puis un chien.... -"Tiens, maman", et sans réfléchir, Ounamir lui lance Talkoumiyte (son poignard); mais comme il ne la voit pas arriver sur terre, sans hésiter, d'un bond il passe par la lucarne et saute au secours de sa pauvre vieille mère. Au même instant, sa femme, alertée par un pressentiment, est revenue au palais et se précipite ds la pîèce:trop tard, la dalle est soulevée; par l'orifice, elle voit Ounamir qui descend dans le vide. Affolée, elle lui crie: -"Tu as commis une faute, mais si tu veux encore être sauvé, ne pronnonce aucune plainte." Le vent soufle. Il est froidn glacial.Il transperce Ounamir dans sa chute vertigineuse. La pluie se met à tomber: les gouttelettes gelées fouettent son corps.Longue chute, ciel après ciel. Transi, effrayé,Ounamir ne peut retenir ses plaintes: -"J'ai faim, j'ai froid, qui saura raconter mes tourments à ma mère?" Les vents, vexés d'entendre cette complainte, abandonnent Ounamir.Au lieu de ralentir sa chute, ils le précipitent au sol. Projeté à grande vitesse sur la Tagoujgalt(*), cette vasque d'eau devant son ville Agoujgal, surplombant Oued TATA, Ounamir essaie de se retenir aux rochers.Sa main marque la pierre d'une trace profonde encore visible aujourdh'hui...C'est tout ce qui reste de lui. Les femmes de TATA continuent à raconter cette épopée à leurs enfants. Les traces d'Ounamir sont encore visibles sur les rochers de l'Oued TATA, devant le village d'Agoujgal. On raconte encore que chaque année, à l'époque où les gens battent le blé ou l'orge sur leur aire de battage, le vent se lève toujours quand les descendants de la famille Ounamir battent leur moisson. Cette épopée philosophique, tout comme d'autres (dans dautres civilisations) sont à méditer. La légende d'Ounamir fait partie de notre patrimoine Amazigh. Elle est racontée avec des variantes selon les régions. Elle se situe ici à TATA mais certainement dans d'autres lieu de notre chère berberie. |
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Re:tadminin /oumiyn nimazighen
le 03 Septembre 2012 à 06:26
#8723
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afra nrebbi fllawen awilli dka sul itannayn
iwikhawend 7mmou onamir stachelhiyt arayt za isas kollo tesfeldm UMIYEN N HÊMMU U NAMIR Ikka tin yadli yan umêhdâr îhrurden d ifulkin bahra, iga yan gh dar mas. Zegh lligh immut babas yifel tid, ar fellas ttazzal. Temmagh fad ad inker tankera ifulkin. Kra yera yufat, af ad igh imeqqur ad fellas yasi tammara n uzemz, ghikelli s ten ikka babas ar t iskar. Tawit ad ittelmad dar ttâlb gh tmezgida. Igan Hêmmu u Namir tuggas, kra yas yura ttâlb îhsut... Ur ikki yat ayelligh yuf imêdârn lli d illa. Iga Hêmmu aàzri f tella tisent, yiri t wul, s ufulki lli gis illan. Tiàyyalin akw n usun [1] ur igi awal nsent amer nettan, ku yat gisent tiri a tt yili. Mac ur jju d nettan ad isaweln s kra n yat gisent. Yan was gh ussan, ar isêhssu ttâlb imêhdârn, yan s yan, aylligh telkem twala Hêmmu. Immattid s tama nnes, imel asen udem n tallûht s ufus afasi, ar îhssu... imik s en îzra ttâlb lhênna gh ufus nnes âzelmad. Yamêz dars ttâlb tallûht isdu ten d ughrab, yiri gis ad as imel ifassen nnes s ssin. Lligh as tnin ifser Hêmmu, yaf tnin kwlan s lhênna, isaqsa t ttâlb : "max ad teghwmit ifassen nnek s lhênna ? Is tgit taàyyalt neghd tameghart ? nettenti ka ad ighwemmun lhênna ?" Irard fellas Hêmmu s tghawla : "Ur ssengh a sidi, ad ed ukan nkergh zik, afegh d ifassen inu ighwma yyi ten kra ! Ur ifels ttâlb s wawal nnes, yakwi d fellas s ukuray d tâzît, azekka dagh ghikan. S tugget n ukuray d ughruc, ur sul îzdâr Hêmmu ad izzigiz, ayelligh akw ihâca ixef nnes ula timzgida. Iggal as Hêmmu am k issen mad as iskarn ghikan. Yamêz ttâlb ifassen n Hêmmu ifser ten, ar ismuqqul gh ukwlan n lhênna lli yas ghwman... ! yafen gh dar ixef nnes mas ur gin ikwelan ad win ufgan. Inna ttâlb i Hêmmu : "Ighzân wawal nnek a hemmu, surf iyyi f mad ak skergh !" Yini yas ilma : "Îd ad yuckan, asi d tisegnit d ifalan ukan tawezt, tdûfet ar d ggezent tinirin [2] gh igenwan kcemend fellak, tizi nna yak ghwemmunt lhênna, teskert zund is tegent, ar tegnnut tumelsa nnek d tin nnesnt." Îd lli, iqend Hêmmu ahânu nnes, isker ayelli yas inna ttâlb. Tuzûmt n yîd, had smmust tinirin kcemend fellas gh telkuwt [3]. SSutlent as, sersen d lhênna ar as ghwemmunt izwirent s ufus âzelmad. Ur ikki amer imik s d ikwti awal n ttâlb, yasi d tisegnit s ufus afasi ar ignnu ihdumen nnes d win sent yat s yat. Lligh ar ed ittefaw uzemz, smedent tinirin tighemi n lhênna i Hêmmu, irint ad urrint s igenwan, rzêment i ifrawen nnesent ad ayyelent [4], tanna ukan ismassen ifrawen s igh tesyafa is as tteghint temlsa d tin Hêmmu. Ar fellas semummuyent yat s yat, tana mu ukan irzêm, s igh fellas tesmummi tayyâd, ar tad igguran yini yas : "kemmi ur ad am rzêmgh, righ ad didi tilit ad tegt tamghart inu." Ur as tri tannirt lli ayelligh tsers tiwetlin [5] gh yega ad as isku tigemmi nnes, îzli d mas, msasan f uneck an. Zegh ass an ad ibbi Hêmmu f temzgida, ibkes tuggas nnes ar ittazal f takat. Isku yas tigemmi en illan gh sat tdiliwin, ar iskar s ayen tenna. Isgh yan wayyis ma sa ittmuddu. Zrin sin iseggwasen, tannirt lli ar ttaru, yummer [6] hemmu urt yumi wakal. Yat tedgwat tetter as ad as d yawi tifeyyi n udâr ameggaru n uzênkêd acku ira yas tt lxa‚er nes. Azekka yan sul, inker Hêmmu zik, irgelen fellas ahânu iffren [7] tasarut gh tagrurt. Ihîyl i wayyis nnes, iddu s tengwmert. Ikken gh umuddu nnes azemz lli s bedda tqqel mas, tiri ad gis tissan mad fellas iffer iwis. Tenker ar telli tafen ahânu irgel, tek kullu tigemmi aylligh tufa tasarut gh usdes n wayyis. Tenker tnurzêm ahânu tekcemn f temghart n iwis. Takwin fellas s tâzît‚ ayelligh as ed ukin imettâwen. Tessen ghilad isd nettat a tt isengaran d iwis. Teqend fellas tiflut, tfel ten ar talla. Llighd yudâ Hêmmu gh tengwmert yawid dis menaw izênkâd, ghir irzêm tagurt n uhânu lli irgel, yafen tamghart nes ar tesmittîw. Izêr at ukan temda s tugget n imettâwen lli tssengi, dêrn waman gh ifadden nnes, isaweld inna yas : "ma kem yaghn lligh a tallat, ayelligh tsengit imettâwen", tales as kullu mad as tesker mas s tâzît aylligh as teshâca tudert, tzayd gh wawal nnes tinni yas : "Ghilad a Hêmmu ur tghamat gh wawal lli nqen nger atengh, mac ur sul gik righ ay argaz inu amer ad iyyi terzêmt talkuwt n uhânu ad en gis zêrgh igenna." Ur iri Hêmmu ad ismed i tanirt nnes tagûdi f tayyâd, isker ghaylli s as tenna. Yâmz as afus nes imun dis ad en tagw gh telkuwt. ghir yut ttid uzuzwu n berra, teldi gis afus nnes tayel s ignna, ur as d tfel abla yat talxatemt gh ufus... Tiwen tanirt i igenwan, tfeld Hêmmu ar issa tagûdi n tayri d umarg nnes. Inxel mas ur a sis isawal, ur sul iri ad icc ula ad isu. Ighama Hêmmu ghikan aseggwas d mennaw yirn aylligh imda, tamum tdusi nnes. Yafen gh dar ixef nes is rad tt ur isselkem mayan i man. Iqqan ad îzer tagharst yâden mad tt isselkamen i tayri nnes gh wis sa igenwan. Inker ed yan wass, ihîyyel s umuddu, igher i mas, issuden as ixef nnes, yini yas : "Rad muddugh a yim ad afegh tamghart inu, ur ssengh is rad sul urrigh neghd uhu ! ghilad ur gim righ amer ad yyi tsuref gh kra yyid izzan." Issudu Hêmmu ayyis nnes yifk i tmizar, ar ittluluy sellagh issen mani ira. Zrin mennaw yirn, ikka gisen izagharn ikk idrarn. Inna ilkem, ar gis isaqsa manigh rad yaf mat isaqlayn s wis sa igenwan. Yan wass ilkemen yat tmazirt, yaf en yan urgaz iwsseren, isaweld inna i Hêmmu "Awek d yan ur îzdâr ak isselkem i wis sa igenwan amer yan igider [8], izdegh gh yan udrar bahra ya ggugen." Îdfer Hêmmu agharas lli yas imla urgaz lli. S tugt n umarg n temghart nnes, ar izzigiz adân d izaliwn ayelligh ilkem adrar an. Yaf tin yattuy bahra, ur îzdâr ad sis ighwli. Irmi Hêmmu, iggez ed f wayyis, iskus ad iswunfu ddaw udrar lli, ar iswingim [9] s man tagharast as îzdâr ad issakwez ixef nnes i igider, igh ittyafa ad dars iggiz nettan. Ar ittirir kra n iwaliwn hênnanin. Ur ikki yat ayelligh sellan tarwa n igider i tiyt [10] nnes, isawel yan gisen s babas inna yas "bab asi ifer f imezgan nek ad tesllat i kra n yan ar fellak ittirir gh ddu udrar ad gh nella." Inker igider yuten s yan ukuray ilûh tend i udrar. Lligh zrin krâd ussan, igider yagh t umarg n tarwa nnes, yayel iggiz ed d udrar ar ten isiggil. Yafen Hêmmu ar as en ukan yakka ad ccin, isala ten krâd ussan ayad, isawel sers igider inna yas : "Mlad ur izwar ufulki nnek winu, rad k gegh d idammen d ixsan, ma kid yiwin s ghid ? mad tsiggilt ?" Isawel Unamir inna yas : "Righ gh dark d dar rebbi ad yyi tsselkemt i tanirt inu gh wis sa igenwan acku tayri d umarg nnes jdern ul inu". Ibbi Hêmmu tasa n igider, yini yas ed : "Rad k awigh, mac righ gik ad iyyi d zwar tawit sa igezman [11] n tefyyi d sat tegmamin n ughanim [12] ttekarnin s idamen ad gisn cettagh ar ssagh ar wis sa igenwan." Ibid Hêmmu ar iswingim gh wawal n igider, ar ismuqul gh wayyis nnes. Ur en îzri amer ad as ighers nettan nit. Yukez wayyis aswingem n bab nnes, izzewur yini yas ed : "ghers yyi a bab inu, fekigh ak ixef inu." Ighers i wayyis, imettâwen gh walen nes, isker ghaylli sas inna igider. Lligh telkem tizi n umuddu, yasi d Hêmmu tiremt n igider, yilin fellas ghwlin d igenwan. Ad ukan lkemen yan ignna, ifek as Hêmmu yan ugzzum n tefyyi d yat tegmamt ughanim n idamen. ghikan ayelligh lkemen wi sa igenwan, lligh ira Hêmmu ad as ifek agzzum lli igguran idêr as ed ; ur sul dars mad as yakka. Ibbi d yan n ugzzum n tfeyyi gh ufus nes. Llight icca igider yaf ten tga tin ufgan. Ar ittini d ixef nes isd ad as rzêmgh ad ig tisint d waman ur ta ilkem akal s llighd ikwti afulki lli isker gh tarwa nnes. Izayd igider ar ittaylal ayelligh t isselkem i wis sa igenwan, iserst gh iggi n ughbalu n tiwiwin [13] yurri d nettan. Ibid Hêmmu ilûh îzri, ar ismuqul ayelli jju ur îzri gh waddagn d tezegzut. Icc ayelli mu îzdâr n ugumu, isu aman, ighli s iggi n yan waddag iffer gis idûf tiwiwin llin ittagmen aman. Ikka ukan imik s en îzra yat twayya ar tetkur abuqal [14] s waman gh tama n ughbalu [15]. Iggiz ed Hêmmu isawl dids, issen is ed tanirt ad igan lallas. Ur tessin twayya lli ayelligh as n ilûh talxatemt gh ubuqal. Lligh rad dids ingara, inna yas : "awi abuqal ad ar tigmmi, tffit gis aman ar den gis yagur ma idrusn, tefk t gis i lallam ad tsu". Teddu twayya tesker ayelli sas inna Hêmmu, ghiklli têzra tanirt talxatemt gh waman takwez tt ; tssen is ed argaz nnes as tid ilkemen. Teddu tini i twayya ad tid tssentel ar kigh tid tsekcem i tgemmi sellagh t îzra yan. Tesker twayya ayelli sas tenna lallas, tawi taserdunt, teg as ed ikeccudên, teg d Hêmmu ddaw nnesen, tsekcem t ar agunes n tgemmi, tgher i lallas. Inmigar Hêmmu d tanirt, ar temsudunen. Imik had yan wazzan mezzîn ar en ittazal isaqsa mas mad yeg urgaz an tt ikwebbelen. Nettan ad as ed iruren : "Nekkin ad yegan babak, a yiwi". Ggawern, ar sawalen, tini yas tannirt mas tummer f umuddu yad isker, tsker s ayelli yera, tsres as ed ayelli yera, mac tagara, tenna yas mas ed yeqqan ad as ifek awal ur saren ittaggwa ddaw ûzru illan gh tghemmirt n tgemmi, acku yuggwan s wakal. Zrin ussan d yirn d isggwasen, ittu gisen Hêmmu ixef nnes ittu akal d mad gisen. Ya wass, yûden Hêmmu, yagwi ad icc, yagwi ad isu, ur issen mad t yaghen. Imik s ed ikwti mas lli tid issenkern, ikwtid ula tammara lli fellas tut ayelligh iga argaz. Yiri ad issen is sul tdder neghd is temmut ? S llighd tdêr gh ixef nnes tâzrut lli f as tsawl temghart nnes. Ibid ar iswingim, isd ad ighama f wawal lli yas ifka, ighama gh tgûdi d umarg n mas, neghd ad t îrz [16]. Ur ikki yat, isker icenbi lli, yasi tâzrut, ar en ittagga s wakal. Yannin mas, gh tuzûmt n usarag, tûmz ukan izimr ar tqqel s mad as as iqqersen. Issen Hêmmu is ed ass n tefaska ad ilekmen. Ur issen mar ad isker, tagara ilûh ed ixef nnes, iseghuyyid : "Hayyin darm a yim, ur kem dari izwar yan !..." Ifk ed Hêmmu i yigenwan, ar sers kkaten ijawwan aylligh kullu tenhattaf tixsi nnes, tefsi zund aman. Ur ed gis ighama amer yat temqqit n idamen, nettat ad ilkmen akal, tdêr ed f umgêrd n izimmer lli tûmz mas, tghers as. amawal: [1] village [2] ange [3] la lucarne [4] s’envoler [5] conditions [6] être content [7] cacher [8] aigle [9] réfléchir [10] chanson [11] morceaux [12] sept bouts de roseaux [13] la servante [14] la cruche [15] la source [16] transgresser l’interdit |
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