Portail Amazigh des berberes chleuhs imazighen du Maroc
A C C U E I L
S'inscrire
Portail Amazigh des berberes chleuhs imazighen du Maroc
Services pratiques
Apprendre Tifinagh
Programme TV RTM 2M
La météo au Maroc
Horaires des trains
Music chleuh
Rencontres
Menu principal
Accueil
Music Amazigh
Actualités
Proposer
Archives
Sujets

Forum
Les plus récents
Les plus lus
Les plus actifs
Archive

Photos
Dossiers
Télécharger
Proposer
Populaires
Mieux notés

Liens
Proposer
Les plus visités
Les mieux notés

Dictionnaire
Proposer terme
Demander terme

Sondages
Music amazigh
Music amazigh

 

Music de l'Atlas

 

Redimensionnement
 
Redimensionnement

Ahwach et Ahidous
Publié par : webmaster , Le : Apr-25-2006

Terme générique renvoyant à la fois à une danse typique sur rythme binaire et à un art ancestral
de quelques villages des régions chleuh du grand et moyen Atlas, l’ahwach est une sorte d’opéra
représenté d’ordinaire par des villageois. Danse souvent circulaire, avec ses percussionnistes
placés au centre, et pratiquée publiquement, en plein air, sous les yeux de spectateurs juchés sur
des terrasses, l’ahwach commence par la récitation de bons vœux et d’augures avant de se
poursuivre par le chant opposé des femmes et des hommes sur fond de mélodie diatonique. La
base rythmique est à 2/4 mais la présence sonore de différents bendirs * et de battements
frénétiques des mains peut parfois aboutir à une polyrythmie complexe.

L’ahidous, apanage des Berbères s’exprimant en tamazight (un des parlers de l’Atlas Central), se
pratique également en extérieur, les femmes et les hommes, épaule contre épaule, forment un
cercle autour de musiciens utilisant diverses percussions et parfois une flûte pour le cachet
mélodique. La danse, rappelant par ses mouvements un « balancement reptilien », s’ouvre, en
général, par une invocation (« tamawayt *» en berbère) en solo avant d’entamer une partie
vocale développée sur un modèle antiphonique et sur fond rythmique à 3/8 ou à 3/4. Le
chanteur interprète d’une voix aiguë quelques paroles reprises par un chœur, puis il engage une
joute poétique avec un homologue, parfois sous la forme d’énigmes.

En général, les mélodies des Imazighen * se mêlent à la majesté du paysage, sous l'ombre des
cèdres, dans la beauté des prés, les hauteurs des cimes, la pureté de la neige, la limpidité des
lacs ou la fraîcheur des oasis qui émergent au sein de paysages désertiques et désolés.
Que ce soit à travers les mélopées profanes ou sacrées des femmes de Taroudant, qu’il s’agisse
des chants vigoureux de tamawayt, ou de la communion à travers les danses d'ahidous, c'est
toujours le même cri arraché à l'histoire, dégagé des tréfonds de l'Afrique du Nord éternelle qui
a su résister à tous les dénis identitaires, par la foi de ses femmes et la ténacité de ses hommes.
Cette programmation, dominée par les cordes vocales du maître Mohammed Rouicha, en porte
témoignage.
[ Retour à Poésie, chants et musique Amazigh | Retour au sommaire des sections ] Format imprimable Envoyer cet article à un ami



Le portail Amazigh des berberes chleuhs du Maroc est optimisé pour le navigateur FireFox avec une résolution d'écran de 1024 par 768 pixels